Historique & voie cérémonielle

La Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal possède et gère le cimetière Notre-Dame-des-Neiges depuis 1854. Aménagé sur un terrain acheté au Dr Pierre Beaubien, le nouvel emplacement répond à l’époque aux besoins d’une population montréalaise croissante, le cimetière Saint-Antoine du carré Dominion étant devenu trop petit.

Durant la deuxième moitié du 19e siècle, différents éléments monumentaux viennent structurer sa composition, soit la porte de l’entrée principale, la croix ornée de sabliers, le charnier, la chapelle et le pavillon administratif. De plus, afin de promouvoir la vente de concessions, des monuments à la mémoire des Patriotes et à celle de Ludger Duvenay, fondateur de la société Saint-Jean-Batiste, y sont érigés.

De 1900 à 1945, quelques structures utilitaires — des serres près du Pavillon administratif et des écuries et bâtiments de services sur le plateau nord — viennent rendre l’ensemble plus fonctionnel.

Entre 1945 et 1960, la vocation du plateau nord comme zone de services est établie. Un vaste complexe de serres de production est aménagé et les bâtiments de services sont agrandis. De plus, d’autres serres, celles-ci destinées à la vente de fleurs, sont construites à proximité du Pavillon administratif. Elles seront démontées en 2003.

En 1957, une maison historique — la maison Jarry-dit-Henrichon — construite entre 1751 et 1781, est relocalisée à son emplacement actuel, à l'entrée du cimetière, rue Decelles. Cette maison avait longtemps appartenue à la famille Lacombe, qui l’a habitée de 1802 à 1907.

En 1976, un ensemble crématorium-chapelle est érigé sur le plateau adjacent à la zone de services. Le premier mausolée, celui de Notre-Dame, est construit en 1978 à l'arrière, dans la partie nord-est du cimetière. La construction de quatre autres mausolées adossés au flanc de la montagne suivra entre 1980 et 1990. Il s’agit des mausolées Jean-Paul II (1980), Saint-François (1982), Marguerite-Bourgeoys (1983), La Pietà (1985) et Saint-Pierre et Saint-Paul (1989).

En 1994, la transformation du charnier en mausolée, situé dans l'axe de l'entrée principale, ainsi que l'ajout d'un bassin en façade sont complétés. Ce sixième mausolée sera dédié à Sainte-Claire d’Assise.

En 1996, la construction d'un mausolée à deux niveaux, à proximité de l'ancien charnier, vient compléter l'aménagement du secteur. On l’appellera Sainte-Marguerite-d’Youville.

En 2007, l’ancien secteur technique (garage, serres, etc.) est réaménagé pour laisser la place au nouveau mausolée Esther-Blondin, site dont l’environnement verdoyant et paisible inspire le recueillement.

En 2008, ouverture du mausolée Esther-Blondin;

En 2010, ouverture du mausolée Eulalie-Durocher;

En 2011, Réintroduction de la voie cérémonielle, Tel que prévu au plan directeur et approuvé en 2005, nous aménageons présentement la nouvelle voie cérémonielle. Ce projet a reçu toutes les autorisations nécessaires, de la Ville de Montréal, de l'arrondissement Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

La fin des travaux est prévue en juin 2012.




SAVIEZ VOUS QUE?

Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges est le plus grand cimetière au Canada et le troisième en importance en Amérique du Nord.

Dans une recherche d’équilibre entre esprit classique et goût de la nature — mouvement à la mode fin XVIIIe sous l’influence du philisophe Jean-Jacques Rousseau — les premiers architectes de Notre-Dame-des-Neiges se sont inspirés de l’aménagement du cimetière Père-Lachaise à Paris pour établir l’ordonnance et le style du nouveau cimetière.

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